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Lettre aux "vulnérables"

Nous avons eu les « invisibles », voici à présent les « vulnérables » : laissés au bord de la route du déconfinement, vous souffrez sans doute d’être encore assigné(e) à résidence. Et si ces prolongations étaient une chance ? Privé(e) de liberté, certes, mais aussi dispensé(e) de reprendre votre vie effrénée d’avant, d’emprunter les transports en commun la boule au ventre, de surveiller vos faits et gestes à longueur de journée de travail pour cause de retour à la potentiellement dangereuse vie commune. Votre routine casanière bien rodée après 55 jours de confinement vous permet aujourd’hui de profiter encore mieux de votre cocon intérieur, de sa tranquillité, de sa protection. Ce « plus » est un cadeau ! Peut-être en profiterez-vous pour réfléchir à votre vie d’après et ce que vous en ferez. Et pour méditer, vous centrer sur vous, vos sensations, vos ressentis. Oui, vous êtes vulnérable face au coronavirus mais plein(e) de forces utiles pour le reste de votre vie car votre vulnérabilité vous a appris beaucoup sur l’existence, ses privations, ses difficultés et vous avez bravement dépassé ces obstacles comme vous saurez le faire par la suite pour chaque problème rencontré. Vous êtes bien plus fort(e) que vous le croyez et vous le serez encore davantage lors de votre sortie complète après avoir accumulé tout ce repos et toute cette sagesse. Car vous êtes… vivant(e) ! 


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