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  • Nadine LINDREC-PORS

Ne passons pas à côté de la vie

L’obligation du port du masque se généralise et se propage de façon impressionnante des cœurs de ville à leur totalité et nous donne parfois la tentation d’un repli sur soi.

Eviter de sortir, décliner des invitations, annuler les goûters d’anniversaire des enfants ou les visites aux grands-parents et que sais-je encore.

Or l’homme est un animal grégaire. Quel que soit le contexte, nous avons viscéralement besoin de rencontrer nos semblables, d’échanger avec eux des banalités ou des réflexions plus profondes. Nous ressentons aussi irrésistiblement la nécessité des contacts physiques de ceux que l’on aime : un baiser, une caresse, une étreinte, juste une main dans une autre, sur une épaule ou sur un bras ; ce sont souvent, sinon les meilleurs remèdes à nos petites misères et à nos grandes souffrances, du moins d’excellentes sources de réconfort. Ils nous redonnent l’énergie perdue, voire le goût à la vie.

Bien-sûr, l’autre peut être porteur de ce méchant virus et il est certainement très utile globalement de respecter les consignes d’usage. Pour autant, fort heureusement, le virus semble un peu moins virulent et nos précieuses équipes soignantes font preuve à présent d’une meilleure prise en charge.

Mais le virus est-il vraiment plus dangereux que l’absence de relations que l’on nous préconise ? Alors, certes, restons prudents mais ne passons pas à côté de la vie.


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